Message de la présidence
Tout au long de ma première année à la présidence du conseil d’administration, j’ai eu le plaisir d’assister à la mise en œuvre de nouvelles initiatives passionnantes et de collaborations innovantes au sein du RCDR. Alors que le secteur canadien du savoir se remet des perturbations causées par la pandémie avec une volonté renouvelée de favoriser une recherche et une innovation de niveau mondial, le RCDR a un rôle de plus en plus essentiel à jouer.
Grâce aux négociations fructueuses menées par le RCDR en matière de licences, les chercheurs des établissements membres peuvent accéder aux articles de revues et aux publications scientifiques dont ils ont besoin pour renforcer leurs propres programmes de recherche. Désormais, grâce à de nouveaux accords de lecture et de publication, ces chercheurs peuvent également mettre leurs travaux à disposition en libre accès, sans frais pour eux, ce qui uniformise les règles du jeu et permet de faire connaître la recherche canadienne de pointe à la communauté internationale. Le RCDR a également continué d’investir dans la mise en place d’un écosystème éditorial canadien solide et dynamique, grâce à des partenariats avec des éditeurs à but non lucratif visant à assurer un avenir solide à l’édition canadienne en libre accès. Alors que nous entamons la phase finale de notre plan stratégique actuel 2019-2024 et que nous préparons le prochain, nous mettons davantage l’accent sur la promotion du libre accès, notamment en partageant des outils développés par la communauté et en tissant des liens avec des collaborateurs qui représentent la communauté des chercheurs et ses besoins.
Dans le cadre de son action en faveur des chercheurs, le RCDR joue un rôle de premier plan au sein de la communauté canadienne des identifiants pérennes (PID). En collaboration avec nos collègues d’établissements de tout le Canada, nous avons commencé à élaborer une stratégie nationale en matière de PID qui favorisera l’adoption et la gestion des identifiants persistants au Canada. Alors que des stratégies en matière de PID ont déjà été mises en place dans des pays tels que le Royaume-Uni et l’Australie, le Canada a clairement l’occasion d’élaborer un ensemble de principes et d’objectifs pour l’utilisation des PID sur son territoire, afin de réduire la charge administrative pesant sur les chercheurs et de permettre un avenir interconnecté en libre accès.
Le RCDR a également mis davantage l’accent cette année sur les identifiants persistants, afin de répondre au besoin d’une stratégie canadienne dédiée aux PID. Élément essentiel de l’écosystème de la recherche, les identifiants persistants améliorent la découverte et l’interopérabilité entre les infrastructures mondiales, ce qui se traduit par une plus grande clarté et une meilleure efficacité des méthodes de recherche. Le financement reçu de l’Alliance de recherche numériques du Canada a stimulé l’élaboration de cette stratégie tout en soutenant les consortiums ORCID Canada et DataCite Canada, et nous sommes impatients de poursuivre ce travail.
Au cours de l’année écoulée, les activités du RCDDR en matière de patrimoine se sont articulées autour de « Digital Collections of the Future », un projet ambitieux visant à transformer Canadiana en une infrastructure numérique distribuée facilitant l’accès au contenu culturel riche et diversifié du Canada. Le RCDR est ravi de s’associer à l’Université d’Ottawa, qui assumera le rôle d’établissement chef de file administratif dans le cadre d’une proposition soumise au Fonds d’innovation de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), et a mis en place, au cours de l’année écoulée, de solides structures de gouvernance pour soutenir ce projet. En développant cette infrastructure essentielle, le RCDR favorisera une recherche innovante et inclusive qui répondra à nos défis sociétaux et technologiques les plus urgents.
Comme j’ai pu le constater tout au long de mon premier mandat de présidente, ces projets d’envergure n’auraient pas pu voir le jour sans le soutien de la communauté des membres du RCDR. Réunir 85 bibliothèques, instituts de recherche et organisations à but non lucratif autour d’une même vision n’est pas une mince affaire, et le RCDR y est parvenu avec brio, grâce à son conseil d’administration, ses comités, ses groupes de travail et son personnel hautement qualifiés. Cet esprit de coopération, qui s’étend à un éventail d’activités aussi large, témoigne également du leadership de l’ancienne présidente du RCDR, Dr. Annette Trimbee, qui a dirigé l’organisation avec brio au cours des trois dernières années et a établi un modèle d’excellence. En mobilisant collectivement les budgets des bibliothèques membres pour répondre aux besoins de la communauté des chercheurs et transformer la communication savante, le RCDR permet à nos établissements d’accélérer véritablement la recherche et l’innovation au Canada.
J’attends avec impatience les réalisations de l’année à venir au sein du RCDR, et je suis reconnaissant de pouvoir y contribuer.
Sincèrement,
Daniel Jutras
Rector, Université de Montréal
présidence du conseil d’administration du RCDR
Message de la directrice générale
Quelle merveilleuse année de progrès et de collaboration au sein du RCDR ! Une fois encore, le travail acharné de notre conseil d’administration, de nos comités, de nos groupes de travail et de notre personnel a permis d’obtenir des résultats concrets pour nos membres et l’écosystème canadien de la recherche dans son ensemble. Je suis heureux de vous présenter certaines de nos réalisations les plus marquantes de l’année écoulée.
Le Comité de stratégie de contenu, en collaboration avec notre équipe chargée des licences, a négocié avec Wiley un accord transformateur sans incidence sur les coûts qui devrait permettre la publication en libre accès de plus de 4 000 nouveaux articles rédigés par des auteurs canadiens. Nous avons également concentré nos efforts sur les partenariats canadiens en faveur du libre accès, en collaborant avec Canadian Science Publishing (CSP) pour proposer un accord transformateur supprimant les obstacles à la publication dans cinq revues de CSP, et avec University of Toronto Press pour permettre l’accès au « Journal of City Climate Policy and Economy » grâce au modèle innovant « Subscribe to Open ». Enfin, nous avons renouvelé notre partenariat de longue date avec Érudit pour deux années supplémentaires, en vue du lancement d’un accord de partenariat à long terme prévu pour 2025.
Le personnel du CRKN a travaillé en étroite collaboration avec le Comité de préservation et d’accès ainsi qu’avec les parties prenantes afin d’ajouter de nouvelles fonctionnalités pour les utilisateurs à Canadiana et d’enrichir les collections grâce à deux ajouts majeurs de contenus provenant de nos membres : la collection de cartes de la bibliothèque de l’Université McGill, qui contient plus de 22 000 cartes canadiennes, et la collection de publications étudiantes de l’Université de Regina. Ces projets, associés au développement continu de l’infrastructure, nous préparent à atteindre notre objectif à long terme : faire de Canadiana une infrastructure de premier plan à l’échelle mondiale, qui rassemble les données culturelles et historiques canadiennes au sein d’un réseau unique afin de favoriser la recherche innovante. Nous nous efforçons de soutenir ce développement en déposant une demande auprès du Fonds d’innovation de la Fondation canadienne pour l’innovation.
Notre engagement en faveur des identifiants pérennes (PID) est au cœur d’une grande partie de notre travail, tant dans le domaine des licences de contenu que dans celui des infrastructures du patrimoine. Cette année, nous avons eu la chance de bénéficier une nouvelle fois d’un financement par l’intermédiaire de l’Alliance canadienne de recherche numérique afin de soutenir les consortiums ORCID Canada et DataCite Canada, ainsi que l’élaboration d’une stratégie nationale en matière de PID. Nous avons également été très heureux d’accueillir cette année le Fonds de recherche du Québec au sein d’ORCID Canada, en tant que nouveau membre du consortium et représentant de l’intérêt des pouvoirs publics pour les PID et la recherche ouverte.
Comme toujours, je tiens à remercier notre conseil d’administration et nos comités pour leur supervision et leurs conseils dévoués concernant les activités du RCDR, qui ont permis à celui-ci de devenir l’organisation dynamique et essentielle qu’il est aujourd’hui. Ma gratitude s’étend également à notre personnel, qui apporte l’énergie et la perspicacité nécessaires à la réalisation de nos objectifs et qui accomplit le travail acharné requis pour concrétiser nos ambitions au nom de nos membres. Enfin, à l’ensemble de nos membres : merci pour votre confiance envers le RCDR, votre volonté de soutenir des initiatives audacieuses, ainsi que votre esprit d’innovation et de collaboration. C’est un honneur et un plaisir de servir des établissements d’une telle envergure. Alors que nous entamons une nouvelle année de collaboration, je continue d’être inspiré par nos réalisations communes.
Sincèrement,
Clare Appavoo
Directrice générale
